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Les astuces d’un passionné pour les débutants ... en photographie

 

Les filtres indispensables

Je ne vais pas refaire l’article sur « Les filtres » (publié dans la zone « Tests » du site), mais si vous désirez des précisions, je vous invite à le lire ou le relire.


Comme je le décris dans la rubrique « À Propos » : Mon premier Appareil photo ? Je ne me souviens plus ... Un vieux 35 mm tout manuel.


Et ce format 35 mm, je l’adopte encore de nos jours : Sur mon EOS 6D j’ai un objectif Canon EF 35 mm F/2 IS-USM vissé dessus en permanence, sur mon EOS 800D idem, mais avec le Canon EF-S 24 mm F/2.8 STM (24 mm APS-C qui équivaut env. à un 38 mm une fois convertis en plein format).


Bon nombre de photographes avertis vous renverront plutôt vers le Canon 50 mm F/1.8 qui a le mérite d’être pas trop cher (env. 100 €), très lumineux, de bonne qualité (surtout la nouvelle version STM) et d’offrir un superbe « Bokeh » (floue d’arrière-plan), ceci pour le meilleur rapport qualité-prix (tous objectifs).


Le 50 mm F/1.8 II, je l’ai eu : oui en effet il était très bien, mais ne correspondait pas à mon programme.


Un 50 mm est la focale « standard » (en plein format, il n’y a quasiment pas de grossissement vis-à-vis de la scène à prendre en photo) : ce que vous voyez est restitué (quasi) à l’identique sur votre photo.


En APS-C, une fois converti, ce 50 mm devient un superbe 80 mm très lumineux (ouvrant à F/1.8) et conservant son superbe « Bokeh » d’arrière-plan : il est parfait pour les photos de portraits.


Pour plus de précision, je vous invite à lire ou à relire mon article « Règles de bases : APS - C, ISO, Ouverture, Focale ».


Moi mon truc, c’est plutôt les paysages (les grands en pleine campagne, comme les plus petits et insolites en ville) et comme le disait le grand photoreporter Robert CAPA « Si ta photographie n'est pas bonne, c'est que tu n'étais pas assez près ». Et nous pourrions aussi ajouter « Si ta photographie ne représente rien et n’est pas détaillée, c'est que tu étais trop près » ...


En cela il faut comprendre : le 35 mm est l’objectif parfait pour du « paysage classique ou de la street photography » (photographie de rue), il suffit juste de marcher un peu plus (ce qui est bon pour la santé).


Faire ses armes avec un objectif de 35 mm est une excellente école !


Vous l’aurez compris, je suis un adepte de ce format (si pratique : objectifs petits et légers).


Surtout que ces deux objectifs se retrouvent couramment en seconde main pour environ 200 € (pour le Canon EF 35 mm F/2 IS-USM) et 100 € (pour le Canon EF-S 24 mm F/2,8 STM).

Travailler à l’ancienne :

Le EF-S 24mm f/2.8 STM :


Dimension : 68,2 x 22,8 mm

Diamètre de filtre : 52 mm

Poids : 125 g

Focale : 24 mm APS-C (équivalent FF 38 mm)

Ouverture maximale : f/2.8 (24 mm)

Le EF 35mm f/2 IS USM :


Dimension : 77,9 x 62,6 mm

Diamètre de filtre : 67 mm

Poids : 335 g

Focale : 35 mm Full Frame Ouverture maximale : f/2 (35 mm)

Ojectif stabilisé : 4x

Pour ce qui est des prises de vues, c’est pareil, je suis de la vielle-école.


Du temps où il fallait développer soit même ses pellicules ou à défaut les porter au laboratoire. Entre le prix du laboratoire (matériel personnel ou frais de développement), le prix du papier, le temps passé, etc. Les coûts de revient photographiques étaient très chers.


Actuellement, avec le numérique, cela ne coûte rien, il suffit de regarder les photographies sur son écran d’ordinateur et de choisir seulement celles que l’on désire imprimer.


Avant (autrefois), « le shoot » (la photo) avec un prix très élevé, c’est pour cela que l’on ne mitraillais pas « à gogo », mais que l’on prenait le temps de composer une image afin que la photo (souvent seul et unique) soit « la bonne » !


Moi, j’ai appris comme cela, et malgré le fait que j’utilise depuis maintenant plusieurs années des APN (Appareil Photo Numérique), j’ai toujours cette « manie » de faire « la bonne photo » du premier coup.


L‘avènement de la photo numérique a démocratisé les logiciels de retouche photographique. Bon nombre de photographes (du débutant au professionnel) passent beaucoup de temps devant leur écran d’ordinateur à modifier ou « sublimer » une image.


Personnellement, je préfère passer mon temps sur le terrain (sauf par de magnifiques temps pluvieux où il faut bien s’occuper) plutôt qu’encore (après une journée de travail passé dessus) être derrière un écran d’ordinateur.


De ce fait certaines compositions naturelles ne me plaisent pas et il faut que je les corriges « à la source » (à la prise de vue).


Pour cela, je bénéficie des réglages de l’appareil (réglage de la balance des blancs, de la température des couleurs, de la sensibilité ISO, du temps de pose, de l’ouverture du diaphragme, etc.). Mais quelquefois cela ne suffit pas.


Comment, à la prise de vue, corriger un ciel délavé par exemple ?


Sur le terrain, il n’y a pas beaucoup de solutions et c’est là qu’intervient « les filtres créatifs ». Il en existe de tout type (effet psychédélique, faux brouillard, couleurs, arc-en-ciel, etc.).


Personnellement, en photographie, je n’en utilise que 4 : les filtres dégradés de gris (GND), les filtres dégradés de couleur (bleu en autre), les filtres gris variable (VND) et le filtre polarisant circulaire (CPL).


Associé à un bon porte-filtre (ici un Cokin EVO), ces derniers font des miracles (dès la prise de vue) !

Quelques exemples pour commencer :

Sans aucun filtre.

Avec effet polarisant au maximum (perte de luminosité).

Avec filtre « GND 8 » (sans filtre polarisant).