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Les astuces d’un passionné pour les débutants ... en photographie

 

La photo de nuit (TECHNIQUE - Page 2)

Celui-ci vous indique visuellement comment est positionnée votre photo vis-à-vis de la lumière qu’elle a pu récupérer.


L’histogramme représente les basses lumières (à gauche), jusqu’aux hautes lumières (à droite).


Si la courbe est très ou trop à gauche : l’image sera nettement sous-exposée et très sombre.

Si la courbe est très ou trop à droite : l’image sera surexposée, voire cramée.


Sur l’histogramme ci dessus, nous pourrions dire que l’image est assez sombre (courbe blanche) !


J’ai représenté « globalement » avec des couleurs, les différentes courbes qui se présentent habituellement sur un histogramme :


En rouge : la courbe moyenne habituelle d’une photo de jour pas trop mal exposée.

En jaune : la courbe parfaitement équilibrée (le rêve), c’est théoriquement ce que produit une photo HDR.

En bleu : la courbe souhaitée en photo de nuit.


En «BLANC» (grosse courbe d’origine) : très souvent la réalité en photo de nuit !


Pourquoi la courbe bleue est-elle souhaitée ?


Il est bien plus facile de supprimer des informations en trop dans une photo que de rajouter des données manquantes. Si toute votre image est sous-exposée, vous aurez un mal fou à rajouter des détails que vous ne voyez pas et qui sont noyés dans le détail de la photo.


Par contre si votre image est relativement claire (mais pas surexposée) supprimer des petits détails inutiles s'avérera un jeu d’enfant avec n’import quel logiciel de retouche photo !


C’est pour cela qu’en « Night Scape » (paysage de nuit) il est conseillé d’ « Exposer à droite » !

Lors de la visualisation d’une photo sur l’écran arrière, diverses informations peuvent être rajoutées (via appui sur la touche « INFO »).


En plus de l’affichage des paramètres de prise de vue , un outil très important est l’histogramme !

En résumé (dans la vraie vie) nous nous retrouvons avec les valeurs suivantes à l’écran de contrôle arrière.


Le sélecteur de mode a été volontairement positionné sur « M » afin d’avoir accès à tous les paramètres.


La vitesse de prise de vue est de 15 secondes (déterminé par la règle des 450 pour un 18 mm APS-C).


L’ouverture est de F/4 (le maximum de l’objectif 18-55 mm IS STM du pack, à 18 mm).


La sensibilité ISO sur 3200 (pas trop de grain / bruit avec le processeur DIGIC 7 de l’EOS 800D).


La mise au point de l’objectif à bien été mise en manuel « MF ».


Le retardateur est calé sur 2 secondes.


Le type de prise de vue est « RAW + L » (double shoot : photo RAW + haute qualité en JPEG).


Pour le reste, dans l’immédiat je ne touche à rien (grâce au format RAW, je pourrais modifier plus tard).

Vu que nous allons prendre une photo en pose longue, et que tout mouvement même infime peut provoquer un flou sur l’image finale, nous allons mettre le déclencheur sur 2 secondes de retard.


Si votre Reflex est équipé, de la fonction « Live View » (visé par l’écran arrière) profitez-en pour le basculer dans ce mode. Le miroir étant déjà remonté, cela évitera un risque de flou de bougé supplémentaire !


Un autre point important pour éviter le risque de flou de bougé : penser à bien caler votre appareil (trépied, pierre, sac, muret, etc.) et au passage, positionner le bien horizontal (ou vertical) mais bien  d’aplomb vis à vis de l’horizon !


Positionner le sélecteur de mode sur « M » pour avoir accès à l’ensemble des paramètres de prise de vue.

Ce que nous savons à mis parcourt :


Nous allons prendre une seule photo (pas de montage).


Nous allons commuter notre objectif en mode « mise au point manuel » (sélecteur « AF/MF » sur « MF »).


Nous allons désactiver la stabilisation de notre objectif (« STABILIZER » ou « VC » sur « OFF »).


Nous allons utiliser la « règle des 450 » afin de déterminer le temps de pose maximum de l’objectif.


Nous allons devoir utiliser la plus grande ouverture possible de l’objectif.


Nous allons aussi monter la sensibilité ISO du capteur à son plafond maximal (selon processeur).


Nous allons prendre la photo en RAW (ou RAW + L = photo en RAW doublée d’une JPEG fine).


Nous allons, si possible, essayer d’ « Exposer à droite » (à vérifier sur l’histogramme).


Nous allons mettre le déclencheur sur 2 secondes de retard.


Nous allons, si disponible, utiliser la fonction « Live View » (à privilégier, attention consomme la batterie).


Nous allons bien caler notre appareil (de manière très stable).


Nous allons positionner à l’aplomb (horizontalement ou verticalement) l’appareil.


Nous allons basculer l’appareil en mode manuel, sélecteur sur « M » afin d’avoir le contrôle total.

Physiquement, comment faire la mise au point sur l’infini ?

Sur la majorité des objectifs sérieux, l’infini est indiqué par le symbole représentant un « 8 » couché ( ).


Il suffit de le positionner en face le repère de distance de mise au point (objectif en mode « MF » bien sur).

Sur le dernier objectif présenté (Canon EF-S 18-135 mm IS) aucun repère de l’infini ( ) !

La solution : faire une mise au point autofocus (sur « AF ») en pointant un objet très lumineux, le plus lointain possible (par exemple : la pleine lune à environ 380 000 km de la Terre).


Il suffit de faire une marque (au marqueur craie) sur la bague de mise au point et 2 sur le fut de l’objectif.

Une fois, en manuel (sur « MF ») se positionner dessus (petite marque à 18 mm, grande à 135 mm).

Le cas des objectifs Canon « STM » !


Sur les nouveaux objectifs Canon avec moteur STM (ex. Canon EF-S 18-55 mm IS STM) il n’y a aucun repère d’infini ( ), et en plus, la bague de mise au point tourne dans le vide (sans butée) !


Essayez de faire la mise au point de l’objectif en mode autofocus (sur « AF ») en pointant sur une étoile ...


Si cela ne fonctionne pas, basculer en mode manuel (sur « MF ») et faire la mise au point sur l’étoile, aidez-vous du « Live View » (écran arrière) et du « Zoom + » afin de faire la meilleure mise au point possible ...


... Une fois la mise au point réussie, basculer immédiatement le commutateur de l’objectif sur « MF » (si cela n’est pas déjà le cas) et coller un scotch (ou gaffer) à cheval sur la bague de mise au point et sur le fut de l’objectif afin de bloquer la rotation accidentelle de la bague !