[ Mpixel.fr ]


Les astuces d’un passionné pour les débutants ... en photographie

 

règles de bases « APS-c, ISO, Ouverture, focale » (Page 2)

C’est la sensibilité à la lumière, les valeurs ISO existent depuis que la pellicule photographique existe.


Sur vos anciens films négatifs (ou positifs : diapo) en 24x36 la sensibilité en ASA (équivalent ISO) était précisée dessus 25, 50, 100, 200, 400, 800,...


Plus le chiffre était petit et plus il fallait de lumière pour arriver au même résultat.


Plus le chiffre était grand et plus il y avait de grain sur les photos (appelé « bruit » en numérique).


Une pellicule était dite « de base » à 100 ASA, c’était la valeur de référence, si le ciel s’assombrissait il était recommandé de passer à la 200 voir 400 ASA. Pour les photos très sombres ou de nuit il faillait utiliser une 800 voir 1600 ASA. Les pictogrammes dessinés sur les boîtes étaient relativement réalistes.


Imaginons que vous vouliez prendre une photo d’un chat en mouvement lent, une vitesse de 1/250e /s était suffisante. Si le sujet était très bien éclairé, une pellicule de 100 ASA suffisait. Par contre avec un sujet sombre (à l’ombre...) il faillait utiliser du 200 voir du 400 ASA pour avoir le même résultat.


Une fois imprimés sur du papier photo en format 20 x 30 cm vous distinguiez du grain sur vos photos prises avec de hauts ASA et plus vous montiez en ASA, plus il y en avait. Avec les premières 800 ASA dès le format 10 x 15 cm le grain était visible.


Les fabricants de pellicules ont amélioré leurs produits, si bien, que sur les dernières pellicules FUJI-Film de 800 ASA, celles-ci ne montraient pas plus de grain qu’une de 200 ASA fabriquées 4 ans plus tôt.


Pour les capteurs d’ « APN » (Appareil Photo Numérique) le principe est identique : il existe des paliers de sensibilités préprogrammés équivalents à la norme ISO. Votre appareil est capable d’avoir, par exemple, une sensibilité de 100, 200, 400, 800, 1600, 3200 ou 6400 ISO (voir plus).


Comme pour l’argentique (pellicule), plus vous montez dans les ISO, plus vous avez « du bruit » sur vos photos.  Toutefois les microprocesseurs intégrant votre Reflex Canon EOS ont fait de très nets progrès, surtout depuis la gamme DIGIC 4, capable de monter jusqu'à 3200 ISO avec des résultats acceptables.


Attention toutefois : ce qui n’est pas visible sur un tirage de 10 x 15 cm, le sera sur un tirage en A3. idem pour la taille de la photo à l’écran !


Pour résumer, la montée en ISO vous permet de compenser le manque d’éclairage d’un sujet.


Si, pour des raisons personnelles, vous ne désirez pas, « monter en ISO », penser à compenser le manque d’éclairage par un flash (plus ou moins orienté vers le sujet).


Petite remarque : Considérons qu’une sensibilité de 100 ISO (dite « de base ») correspond à ce que voie l’oeil (* Aberration). Une 200 ISO sera 2 fois plus lumineuse ; une 400, 4 fois plus ; une 800, 8 fois plus ; une 1600, 16 fois plus et enfin une sensibilité de 6400 ISO sera elle 64 fois plus lumineuse que ce que distingue votre oeil.


Faite le test, prendre en photo la Voie lactée, en été, de nuit, dans une zone non perturbée par les lumières ambiantes (en foret par exemple et loin de tout réverbère), positionnez « fixement » votre Reflex (trépied, calé sur le sol...), et faite plusieurs essais, à différente sensibilité ISO, retardateur sur 2 secondes, sans flash et avec un temps de pose identique à chaque foi.


Vous verrez rapidement le nombre d’étoiles apparaître au fur à mesure que vous monterez en ISO et vous constaterez rapidement qu’il y a bien longtemps que vos yeux « ont été largués » !


Sur un Reflex EOS, si vous utilisez le mode ISO AUTO, vous pouvez limiter (via un menu accessible en mode « M ») le plafond maximum d’ISO que l’ « APN » sélectionnera.


Selon la génération de processeur DIGIC interne, « le bruit numérique » deviendra très perfectible à différentes sensibilités.


Pour un processeur DIGIC 2 (EOS 400D), une sensibilité de 800 ISO est un bon plafond.

Pour un DIGIC 3 (EOS 450D), 1600 ISO est une bonne base.

Pour pour un DIGIC 4 (EOS 500D, 550D, 600D et 7D) jusqu'à 3200 ISO « le bruit » est encore acceptable. Enfin pour un DIGIC 7 (EOS 200D et 800D) vous pouvez vous permettre quelques fantaisies à 6400 ISO !



    * Aberration :


Pourquoi ? Tout simplement parce que d’une personne à l’autre la sensibilité (acuité visuelle) n’est pas la même. D’autre part il suffit de regarder un ciel étoilé et au bout de quelques minutes le nombre d’étoiles visibles a énormément augmenté, les yeux s’adaptent (les iris s’ouvrent).


En photo c’est pareil, entre une pose de quelques millièmes de seconde et une pose de 20 secondes, le nombre d’étoiles visibles sur la photo n’aura plus rien à voir.


Par contre attention avec des temps de prises de vue longue (pour éviter d’avoir des étoiles floues : penser que la terre tourne sur elle même à la vitesse de 1666 Km/h ou 0,46 Km/s à l’équateur).

La sensibilité ISO :

Menu (sélecteur rotatif sur mode « M ») sélection ISO maximum en mode automatique

Comparaison de divers « APN » Canon avec une valeur ISO identique de 12800.


(Le Rebel T6 = EOS 2000D -> Processeur DIGIC 4+)

(Le Rebel T7i = EOS 800D -> Processeur DIGIC 7)


L’EOS 7D avec ses « 2 » Processeurs DIGIC 4 « couplés », sans sort pas trop mal.


L’EOS 6D avec son capteur « FF » (24 x 36 mm) est largement au-dessus du lot.


Ce test, effectué au format RAW (image brute de capteur, sans traitement) est très réaliste.